• LIVE REPORT : CNBLUE le 22 septembre 2012 à l'IndigO2 (Londres)

    30 Sep 2012, 14:31

    Sam 22 sept. – CNBLUE IN LONDON

    CNBLUE - Live in London - IndigO2 (Londres)

    CNBLUE fait vibrer la maison du rock !


    FNC Entertainment a fait longtemps languir les fans européens mais a su finalement tenir parole. Ce 22 septembre, l'agence envoyait l'un de ses protégés en Europe pour un premier concert. Le groupe : CNBLUE. La destination : Londres, capitale du pays pilier de la musique rock. Un choix judicieux quand on connaît le style de prédilection de la formation en vedette. Si beaucoup ont tendance à classer facilement CNBLUE dans la catégorie K-Pop, il ne s'arrête pas là. Le rock est aussi une de ses spécialités. Une facette qui se ressent beaucoup plus dans les titres japonais tels que Get Away, ou bien la récente Come on, mais aussi dans les premières compositions du groupe datées de sa période en tant qu'indépendant, comme Now or Never.

    Si les américains ont eu l'honneur de voir CNBLUE et FTISLAND réunis sur une même scène en mars dernier à Los Angeles (un évènement normalement prévu sur le vieux continent prochainement), les fans de CNBLUE, les Boices, ont montré leur joie quant à ce premier concert en Europe. C'est prouvé quand on voit les nombreuses nationalités rassemblées aux portes de l'IndigO2. Beaucoup d'anglais, mais également de français, japonais, espagnols, ou encore italiens ont choisi de faire le déplacement.

    A l'ouverture des portes, prévues à 18 heures, les fans se précipitent dans la salle pour rejoindre la fosse et les gradins. Premières impressions en entrant : l'IndigO2 est un endroit plutôt bien conçu. Dans le parc géant et prestigieux de l'O2, l'IndigO2 représente une arène circulaire pouvant accueillir 3 000 personnes et qu'on soit en fosse ou au-dessus en gradins, la vue est agréable. Pour les Blue Boys qui ont débuté il y a à peine trois ans, c'est un honneur de pouvoir se produire dans un tel endroit. D'autant plus que cet évènement a attiré toute l'Europe, permettant au groupe de faire un sold out.

    La scène, avec pour principal décor une banderole géante portant le logo du groupe, n'est peut-être pas aussi grande que celles sur lesquelles CNBLUE a pu monter en Corée du sud ou au Japon, mais laisse suffisamment d'espace aux quatre garçons pour pouvoir jouer. Les instruments sont déjà en place, bassiste et guitaristes ayant emporté chacun au moins deux des leurs. En revanche, Minhyuk ne jouera pas avec sa propre batterie. Désormais en place, les fans, munis de pancartes, de drapeaux et de lightsticks, appellent le groupe pendant que défilent des musiques de fond pour les faire patienter pendant quelques minutes supplémentaires, dans une ambiance rock bien entendu, avec les morceaux cultes de The Killers, Green Day ou Sum 41.

    Aux alentours de 19 heures, la salle s'assombrie enfin et une musique d'intro démarre. Étonnamment, ce ne sera pas celle extraite de l'album Thank U ou plus récemment de CODE NAME BLUE, qui auraient permis autant l'une que l'autre un démarrage fracassant. A la place, ce sera une musique plus électronique, rythmée par des beats imposants et des sons synthétiques, qui s'avère tout aussi accrocheuse. Une voix autotuné laisse entendre un bouleversant "C.N. to the Blue", rappelant qui est sur le point de monter sur scène dans quelques instants. Yonghwa, Jonghyun, Minhyuk et Jungshin entrent ensemble, courant presque pour rejoindre leur position. CNBLUE salue une première fois son public et démarre le show avec Intuition, l'un de ses titres phares.

    En ce début de soirée, CNBLUE appelle à la joie et à la bonne humeur. L'ambiance est festive avec Have a good night pour lancer pleinement la partie. Par l'intermédiaire de ses paroles insouciantes, CNBLUE invite son public à bouger et à danser, ce que ce dernier ne manque pas de faire. Dans la continuité de cette piste, le quatuor décide d'intensifier le show en demandant aux fans de se lever avec Wake up. D'entrée la performance est impeccable. Le son est correct et bien réglé, laissant entendre chacun des instruments, le tout sous des jeux de lumières dynamiques tournés vers les tons rouges, jaunes ou bleus et renforcés par des flash éblouissants. Qui plus est, les jeunes musiciens prennent un réel plaisir à se tenir sur cette scène de l'IndigO2. CNBLUE est un groupe qui ne se contente pas que de jouer. Les garçons sont passionnés et voient ce concert comme un amusement. L'osmose et la complicité entre eux se ressent instantanément. Les jeunes hommes sont soudés et n'hésitent pas à se rapprocher pour jouer ensemble, ou encore pour délirer ensemble.

    Les fans participent entièrement à la fête. Connaissant les paroles (même en coréen) sur le bout des doigts, elles (et ils ?) accompagnent les garçons durant la plupart de ses chansons, ce qui semble les surprendre. LOVE GIRL bénéficie en plus de fanchants. Le contact avec le public est rapide et finalement, CNBLUE et ses Boices ne feront plus qu'un tout au long de la soirée. En bon leader, Yonghwa sait comment chauffer de plus belle la foule à chaque piste. Le groupe en profite également pour communiquer en anglais, en particulier Yonghwa et Jungshin, bien que cela soit parfois un peu difficile pour eux. Ils révèlent qu'ils sont heureux de pouvoir jouer à Londres ce soir et leur désir de vouloir conquérir le monde.

    C'est la première fois que CNBLUE se présente sur une scène Londonienne et le groupe fait donc souvent honneur à la ville maîtresse du rock. On le remarque dans un premier temps par le T-shirt Rolling Stones porté par Yonghwa mais aussi lorsque Jungshin mentionne le nom de Harry Potter (serait-il un fan ?). Mais en plus d'exprimer leur joie et leur amour pour la capitale britannique, les garçons citent les noms de grands groupes tels que U2 et décident de jouer les premières notes du titre Supersonic du groupe Oasis. Mais malheureusement pour les adeptes, nous n'aurons pas droit à une reprise intégrale, Yonghwa interrompant, un peu gêné, le morceau par "I don't know" après avoir tenté de marmonner les paroles. Ah, quelle fausse joie ! Mais le leader est vite pardonné lorsqu'il reprend son sérieux et annonce la chanson suivante par un "Let's Rock'n'Roll !".

    Si la musique de CNBLUE peut se résumer à un conflit pop/rock, les styles variant d'une piste à l'autre, en live il en est autrement. Là, le show est extrêmement rock ! Les morceaux sont plus intenses et plus lourds, les riffs plus imposants, surtout lorsque l'on entend Just Please, One time ou même Tattoo, introduite pour l'occasion par un solo de batterie de la part de Minhyuk. Le groupe dévoile ses talents en étant totalement déchaîné. Yonghwa chante avec puissance tandis qu'il enchaîne ses solos de guitare avec une attitude de rockeur en ajoutant une pointe de sensualité lorsqu'il effectue des petits déhanchés. Le chanteur use d'un charme inépuisable, notamment lorsqu'il interprète Tattoo. Il laisse dégager une aura particulièrement envahissante lorsqu'il chante avec plaisir. Jonghyun est plus discret que ce dernier mais se la joue aussi bien play-boy lorsqu'il lance des regards profonds et des sourires ravageurs aux premiers rangs. Il se fait aussi très vite remarquer grâce à ses solos sensationnels et fascinants. Jungshin est moins expressif que ses camarades mais se positionne régulièrement au bord de la scène. Tandis que les cordes de sa basse vibrent avec grâce, le maknae assure un rap très convaincant, surtout pendant Love Revolution. Minhyuk frappe énergiquement sur sa batterie mais reste cependant assez discret et réservé.

    Dans l'attente de satisfaire les fans de la première heure et les nouveaux adeptes, CNBLUE propose ses meilleurs titres. Kimio, Hey you, Let's go crazy, les Boices en rêvaient, CNBLUE les a joué. Oubliée la barrière de la langue. CNBLUE opte pour le langage universel et offre une grande partie des chansons chantés en anglais quand ce ne sont pas ceux en coréens. Cependant, l'absence de Come on est regrettable. Etant l'une des pistes les plus rock de la formation, avec un son lourd et prenant, ce dernier aurait reçu un accueil mémorable. Hélas, les titres japonais n'avaient pas leur place ici ce soir. La set list alterne entre morceaux énergiques et somptueuses ballades pour lesquelles Jonghyun s'arme de sa guitare acoustique et chante la majeure partie des couplets. Le guitariste principal prend entièrement le micro le temps de Eclipse, laissant entendre sa voix particulièrement émouvante. Mais l'émotion, chez Yonghwa on connaît aussi. Le chanteur prouve bien son statut d'Emotional lorsqu'il interprète avec passion Y, why.

    Après le détonnant combo Now or Never et Where you are, CNBLUE annonce malheureusement la dernière chanson. "This song is for you, London in my head." C'est ainsi que démarre la version coréenne de In my head. En choeur, les membres scandent "In my head" pendant le refrain, incitant le public à suivre à nouveau le mouvement. Comme la plupart des titres de CNBLUE, In my head prend une autre ampleur et est encore plus addictive en live. Le public saute et chante une dernière fois avant de laisser le groupe quitter la scène sous une vague d'applaudissements et d'hurlements.

    Immédiatement, les fans s’époumonent pour rappeler les membres. Au bout de plus d'une heure trente de concert, la sécurité s'est finalement sentie dans l'obligation d'intervenir auprès de la fosse devenue étouffante et qui avait fini par dégénérer, ayant entraîné plusieurs malaises. Le personnel demande alors de reculer afin d'éviter encore plus de débordements. A son retour sur scène, le groupe insiste davantage pour que la foule s'exécute, Yonghwa ajoutant que "Cela est dangereux !". C'est beau (et plutôt rare) de voir un artiste inquiet se préoccuper de la sécurité de ses fans.

    CNBLUE a offert son lot de surprises et est déterminé à mettre une dernière fois le paquet pour le rappel. Yonghwa commence par chanter acappella le premier couplet de I'm a Loner avec le public avant que le son des instruments ne lance le morceau. Le groupe continue d'interagir avec les fans, Yonghwa leur demandant de répéter après lui "LOVE LOVE LOVE" puis "Clap clap clap" pour introduire le titre LOVE. Mais le chanteur a beau rapper avec classe, lorsqu'il essaye de faire la beat box, c'est un peu un "epic fail" comme on dit qui fait rire la foule ! Après avoir célébré l'anniversaire de Jungshin, le groupe offre enfin la meilleure et la plus magique des fins. Cette fin, elle s'appelle Thank you ; un dernier message pour remercier les Boices européenn(e)s pour leur enthousiasme. CNBLUE, c'est nous qui vous remercions surtout ! Pour exprimer une dernière fois leur gratitude, les fans envoient de nombreux cadeaux et drapeaux sur scène que Yonghwa s'empresse de ramasser. Les garçons remercient une dernière fois le public, lui faisant la promesse de revenir très bientôt.

    Ce fut un concert que les Boices n'oublieront pas de si tôt. Nos jeunes coréens peuvent facilement se joindre aux groupes de rock britanniques et espérer une carrière prometteuse au pays. Oubliez le côté K-pop ! A Londres, CNBLUE s'y est senti comme dans sa propre maison, la maison du rock. Le groupe a su dès les premières notes mettre l'ambiance. Une ambiance de folie qui aura régné tout au long de la soirée. CNBLUE n'est pas venu à Londres juste pour jouer devant ses fans européens, mais pour partager sa passion pour la musique et vivre un moment inoubliable. Nous espérons voir revenir le groupe très prochainement à Londres ou ailleurs en Europe... En solo ou en compagnie de FTISLAND pourquoi pas, comme FNC Entertainment nous l'avait annoncé.



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  • LIVE REPORT : FLOW le 6 juillet 2012 au Parc d'Expositions (Villepinte)

    30 Sep 2012, 13:51

    Ven. 6 jui. – Flow

    FLOW - Japan Expo 12 - Parc des Expositions (Villepinte)

    FLOW fait bondir la J.E. Live House !


    Invité d'honneur musical de cette treizième édition de Japan Expo, FLOW donnait ce 6 juillet 2012 un concert exceptionnel au Parc des Expositions. Pas un simple showcase comme on en connait tant durant le festival, mais un concert (payant), un vrai, de plus d'1h30 et en soirée, comme l'avait connu Morning Musume。en 2010.
    Pour ce type de concert tenu à Japan Expo, le choix s'est à nouveau fait en fonction de la notoriété du groupe en France : FLOW est un groupe que beaucoup attendaient et que beaucoup connaissent grâce aux génériques d'animes qu'il a interprété.

    En arrivant sur les lieux, on distingue deux files d'attente : une pour les privilégiés ayant acheté le pack spécial et une autre pour les personnes possédant juste un ticket. Alors que la majeure partie de la journée s'est déroulée sous un soleil de plomb, c'est une pluie orageuse menaçante qui fait son apparition à l'approche des 19 heures. Mais heureusement, FLOW sera bientôt là pour réchauffer les coeurs et la pluie ne sera plus qu'un mauvais souvenir. Entendre les réglages des instruments depuis l'extérieur réjouit déjà une partie des fans.

    Etant donné le lieu dans lequel se tiendra le concert, la scène dispose d'un décor plutôt simple. Rien de spécial qui attire l'oeil mis à part peut-être la présence de quatre caissons rouges au bord de celle-ci et on comprendra plus tard à quoi elles serviront. Une fois que tout le monde a pris place dans la salle, place au spectacle ! Les membres de FLOW entrent chacun leur tour en commençant par le batteur Iwasaki, suivi par Got's, Take et les deux chanteurs, Kohshi et Keigo.

    Introduite par des riffs surprenants et maîtrisés, Hey!!! donne le coup d'envoi. Mais à peine démarre-t-elle que l'on distingue le problème majeure : le son, fort et parfois brouillé, gâche un peu la qualité du morceau pourtant si intense. Si vous n'avez pas de boules quiès à portée de mains, gare à vos oreilles si les enceintes sont près de vous ! Heureusement, il en est autrement au niveau de la qualité du spectacle.
    Recevant un prix spécial lors des Japan Expo Awards, le groupe avait exprimé son impatience de monter sur scène et garantissait aux fans français un concert dont ils se souviendront longtemps. Les membres de FLOW ont tenu parole. Très présents et enthousiastes, ils font bondir la J.E. Live House en une poignée de notes. Le groupe, mené par ses deux chanteurs, n'hésite pas à jouer avec le public et à l'inciter à se lever à plusieurs reprises. C'est aussi là qu'on réalise l'utilité des caissons. Kohshi, Keigo et Take montent régulièrement dessus.

    Plus le temps passe, plus le groupe semble prendre plus de plaisir à jouer sur scène. Souriants, communicatifs, FLOW n'est pas seulement là pour donner un concert mais veut faire de ce premier passage en France quelque chose de mémorable. Kohshi, Keigo sautent ensemble pendant que les autres membres jouent avec joie et brio. Du côté du public, on apprécie pleinement la prestation, en chantant et dansant pour accompagner le groupe. Certains auront même pensé à apporter des lightsticks pour les agiter fièrement, les couleurs se mariant avec les jeux de lumières. Entre deux chansons, FLOW en profite pour adresser quelques mots, en français bien sûr. "Bonsoir c'est FLOW ! Nous venons du Japon. C'est la première fois qu'ont vient en France. On attend beaucoup de ce concert !"

    La set list est plutôt bien constituée. Le concert vibre au rythme des titres les plus énergiques de la formation comme BLACK & WHITE. Une chose appréciable aussi, ou plutôt deux choses : les interprétations de 1/3 no Junjō na Kanjō de SIAM SHADE et READY STEADY GO de L'Arc~en~Ciel. Des reprises, certes. Mais la touche FLOW est plutôt efficace et addictive. Autre surprise : BraBlue, nouveau générique de l'anime Eureka Seven AO et prochain single du groupe prévu pour le mois de septembre. Ce titre n'avait jamais été joué en live jusqu'à ce soir. Les français ont donc le privilège de la découvrir en avant-première ! Et ils semblent plutôt ravis devant tant de cadeaux.

    Enfin, que serait un concert de FLOW sans la présence des titres qui ont donné vie à des génériques d'anime scélèbres ? Quelque chose d'inconcevable quand on sait combien le groupe en a interprété. Le public y a droit bien sûr avec notamment CALLING, WORLD END, Sign, mais aussi et surtout GO!!!. Cette dernière restera l'un des points culminants du concert. Le groupe épate une fois de plus. Le public a même droit au grand écart dans les airs de Kohshi. On est comme emporté par la foule, ou plutôt, emporté par le FLOW pour terminer dans une ambiance toujours aussi rock !

    Après avoir pris le temps de souffler un peu, les membres de FLOW reviennent sur scène pour nous faire profiter une dernière fois de sa bonne humeur et de son énergie. Zankoku na Tenshi no Thesis (opening de Neon Genesis Evangelion) et Garden sont à l'honneur et on peut facilement lire l'émotion sur les visages des artistes, en particulier Keigo, ayant la petite larme à l'oeil.

    Outre l'endroit plutôt inadapté pour un concert de ce type, FLOW a su ravir ses fans par un show dément et réussi. Pari gagné ; le public est ressorti réjoui et espère voir revenir le groupe très bientôt.



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  • LIVE REPORT : Super Junior les 26 et 27 mai à l'Olympic Gymnastics Hall (Séoul)

    30 Sep 2012, 13:42

    Sam 26 mai – SUPER JUNIOR WORLD TOUR "SUPER SHOW 4" in SEOUL ENCORE
    Dim. 27 mai – SUPER JUNIOR WORLD TOUR "SUPER SHOW 4" in SEOUL ENCORE

    Super Junior - World Tour Super Show 4 - Olympic Gymnastics Hall (Séoul)

    Deux ultimes Super Show qui clôturent la tournée mondiale en beauté !


    Il a débuté le 19 novembre 2011. Pour la première fois, il s'est étendu à l'échelle mondiale en passant par l'Europe. Après avoir fait le tour du globe, le Super Show 4 termine sa route là ou elle a commencé : à l'Olympic Gymnastics Hall de Séoul pour deux dates exceptionnelles les 26 et 27 mai 2012.

    Les personnes se font nombreuses autour du stade à l'approche de l'heure H. Il ne faut pas croire que, bien que le Super Show 4 ENCORE se déroule à Séoul, la foule ne se compose uniquement de fans coréens. Chinois, japonais et même français ont fait le déplacement pour ce double grand final.

    Une fois à l'intérieur, on découvre une arène circulaire pouvant contenir approximativement 11 000 personnes qui répondent présent pour les deux dates consécutives. On retrouve bien entendu la scène typique des Super Show qui se tiennent dans les grandes salles d'Asie : une scène principale reliée à un prolongement en forme de croix entourée d'une longue plate-forme circulaire, séparant ainsi la fosse en quatre parties. Oui, à côté, notre cher Zénith Parisien semble bien petit ! Deux écrans géants situés de part et d'autres de la scène principale plus un troisième à l'arrière de celle-ci diffusent pour patienter des messages en direct des garçons, ce qui déclenchent les premiers cris.

    19 heures pétantes pour le concert du 26, 16 heures pour celui du 27, le show commence. Sous des jeux de lumière flamboyants, Leeteuk, Sungmin, Donghae, Yesung, Siwon, Eunhyuk, Kyuhyun, Shindong et Ryeowook apparaissent sur la scène principale et c'est encore une fois SUPERMAN qui donne le coup d'envoi à la suite d'une longue vidéo introductive. Une vidéo qui en mettait déjà pleins la vue et pleins les oreilles et pendant laquelle les hurlements surgissaient des quatre coins de l'arène. La tension semble déjà à son comble, les basses et les "Bam Bam" poussés à la fois par le groupe et par les fans font augmenter les décibels.
    A la différence des précédents shows, les chanteurs sont vêtus de costumes blancs avec en supplément une longue cape. Les hommes s'avancent avec assurance au bord de la scène et sont amenés vers le centre de la fosse grâce à une plate-forme mobile. Pour ces deux derniers Super Show, tout le matériel a été sorti pour rendre les performances plus impressionnantes et de haute qualité. C'est prouvé ; la plate-forme qui déplaçait le groupe il y a quelques minutes s'élève désormais à une hauteur d'environ deux mètres. Des jets d'eau jaillissent autour de celle-ci alors que les garçons chantent et dansent avec tact. Immédiatement, ils enchaînent avec la chanson suivante, Opera qui plonge le public dans une ambiance plus dance et plus électrique avec des rayons lasers verts flashants projetés partout dans la salle. Bien que les membres soient déjà neuf, ils sont quand même accompagné de quelques danseurs afin d'accentuer et de mettre encore plus en avant les pas techniques et travaillés de la chorégraphie.

    Cette entrée fut fracassante et la première question que les fans peuvent alors se poser, c'est "Que nous réserve la suite ?". Elle arrive vite avec un nouveau court métrage qui, comme à chaque partie du live, permet au public de patienter quelques minutes le temps de mettre en place les nouveaux décors et de permettre aux garçons de se préparer. Ces vidéos ont aussi pour but d'introduire le thème principal des performances qui vont suivre.

    Super Junior revient alors sur scène, dans une ambiance plutôt rock avec un remix de Bonamana, titre phare du quatrième album du boysband. Les membres, tous aussi fous et déchainés les uns que les autres incitent la foule à se lever en clamant des "Put your hands up !" et s'emparent des quatre coins de la scène. Quitte à ce qu'elle soit immense, pour les neuf chanteurs, autant ne pas négliger le moindre mètre carré. L'avantage qu'ils soient nombreux et les nombreux effets s'ajoutant à la performance, du côté des fans, on ne sait plus vraiment où donner de la tête ! Cette ambiance festive et surexcité se poursuit avec les chansons Wonder Boy et Rokkugo où les garçons se la jouent plus enfantin en se roulant par terre, les uns sur les autres.

    L'aspect visuel est extrêmement mis en valeur et travaillé. Chaque chanson est parfaitement illustrée dans l'univers qu'elle représente. C'est le cas avec Walkin'. A travers ses paroles, ce titre R&B montre que malgré les difficultés et même si la route est longue, il ne faut pas avoir peur d'aller de l'avant. Ce message est transmis grâce à la mise en scène adaptée à la chanson où les Super Junior semblent marcher le long d'un chemin (diffusé sur l'écran géant), tantôt enneigé, tantôt ensoleillé. Shindong, Leeteuk et Sungmin traversent également la scène suspendu dans les airs, faisant des acrobaties ou volant dans des avions miniatures.

    Chaque membre s'empare à tour de rôle de la scène pour interpréter une chanson en solo. Le premier à se lancer est Ryeowook avec le tube Moves Like Jagger du groupe américain Maroon 5. Accompagné d'une jolie danseuse, il enchaîne les pas sensuels faisant hurler de plus belle les E.L.F. Sungmin interprète dans le même registre One in a million, allant jusqu'à faire semblant d'embrasser sa partenaire à la fin de la chanson.
    Les performances les plus surprenantes restent tout de même celle d'Eunhyuk qui ne se contente pas de chanter, mais de dévoiler son aisance en danse sur un fond sonore de Sorry Sorry Answer. Gestes séducteurs et déhanchés sexy, l'artiste en fait rêver plus d'une avant de faire tomber sa chemise. Il y a également le solo de Leeteuk qui démontre une de ses capacités cachées. Le leader entre d'abord en piste vêtu d'une longue veste, d'une écharpe et portant des lunettes pour entamer une chanson plutôt mielleuse jusqu'à ce que sont fort intérieur apparaisse sur l'écran géant pour l'inciter à révéler ses vrais talents. C'est ainsi qu'il décide de retirer sa veste qui jusque là cachait son torse et des faux tatouages pour s'installer derrière une batterie disposée au milieu de la scène principale. Il commence par entamer sa prestation avec l'instrument au rythme de Party Rock Anthem de LMFAO. Le chanteur romantique s'est en quelques secondes transformé en rockeur déchaîné, allant jusqu'à headbanguer pendant qu'il frappe avec énergie sur les cymbales et les fûts. Kyuhyun a aussi droit à ce genre de message, mais venant de la part de Changmin de TVXQ. Et c'est en revanche une jolie ballade au piano que le maknae décide d'interpréter, mettant en valeur sa voix en or.
    Shindong a une fois de plus trouvé le moyen d'amuser le public, en se présentant déguisé en Elvis Presley pour reprendre une version plus rock'n'roll de With You.

    Il n'y a pas que la mise en scène qui fait toute la qualité du spectacle. S.M.Entertainment a aussi beaucoup misé sur le look des chanteurs. On découvre dans un premier temps des déguisements plus ou moins ridicules où chaque membre représente un personnage ou un artiste célèbre. Nous avons donc entre autres Gollum, Charlie Chaplin, Chucky, Superman, Marilyn Monroe ou encore Britney Spears, qui apparaissent le temps de chanter dans une atmosphère conviviale et joyeuse Good Friends et Pajama Party.

    Par la suite, ce sont des costumes plus fashion et sophistiqués que portent les garçons durant Feels Good et Mr.Simple. La dose en effets et en animations est forte durant ces titres, et bien plus encore pour les incontournables Don't Don et A-CHA où la pyrotechnie est à son plus haut niveau. Fumigènes, artifices, mais aussi à nouveau des jets d'eau, des lâchers de cotillons... Tout y est pour surprendre toujours plus le public.
    C'est aussi entre ces moments riches en surprises que le sous-groupe Super Junior M se réserve le centre de la scène pour chanter le titre Perfection. Il est cependant regrettable de constater l'absence injustifiée d'Henry durant les deux dates.

    Du côté du public, l'énergie ne faiblit pas depuis le début et les E.L.F continuent de s’époumoner et d'effectuer les fantchants tout en agitant leur lighstick ou en brandissant banderoles et drapeaux. Celles en fosse font des aller-retours pour suivre le plus près possible leur membre préféré tandis que celles en gradins restent assises pour admirer le spectacle mis à part quelques hystériques qui tentent de se rapprocher le plus près possible lorsque certains membres y effectuent quelques passages. Malgré le fait que le prolongement de la scène rapproche le groupe des gradins, il y a tout de même un certain écart entre les chanteurs et leurs fans, ce qui rend le contact plus difficile. En effet, si à Paris les Super Junior n'avaient pas peur d'aller serrer quelques mains à plusieurs reprises, il en est autrement en Corée. Les garçons se contentent en général d'un petit signe de la main accompagné d'un sourire. Ce n'est que vers la fin que certains, et en particulier Leeteuk, oseront aller saluer de plus près la foule.

    Ce grand moment laisse place à la deuxième session de solo ; c'est maintenant au tour de Zhoumi et Yesung avec respectivement Bù liú jìniàn et The More I Love. Les deux chanteurs n'hésitent pas à pousser sur leurs cordes vocales au point de faire frissonner le public au son de leurs voix. Siwon reste quant à lui encré dans le thème de la religion avec Your Grace is Enough. Enfin, Eunhyuk et Donghae en profitent pour faire découvrir leur nouveau titre en duo, Oh no, avant de faire danser l'arène avec Oppa Oppa.

    Les ballades et les tendres mélodies restent à l'honneur avec Storm, interprétée sous une pluie de pétales, mais aussi Our Love qui est une chanson symbolique pour les E.L.F. Encore une fois, cette chanson bénéficie d'un projet organisé par ces dernières. Pour le concert du 26, les personnes en gradins ont brandi des pancartes rouges et blanches où l'on pouvait distinguer le message "LOVE SJ". Le 27, chaque fan a levé une pancarte où l'on pouvait lire en coréen "On vous aime Super Junior ♥". Celles et ceux qui étaient présents lors du concert du 27 auront en plus la surprise de voir débarquer Yunho et Changmin de TVXQ pour un mini-cours de danse avant de poursuivre avec You & I où les membres font le tour des gradins.
    La joie et la bonne humeur sont vite de retour avec DoReMi, White Christmas et Dancing out où les Super Junior et leurs fans dansent et sautent ensemble une nouvelle fois afin de ne pas penser à la fin imminente de la soirée.

    L'ultime partie du show vibre au rythme des cultes Sorry Sorry et Miracle. En guise d'au revoir, le groupe adresse un dernier long discours de remerciement où est également mentionné la sortie prochaine d'un nouvel album et qu'une tournée aura bien lieu pour le Super Show 5. Super Junior met ainsi fin au spectacle avec Destiny. S'ajoute un petit bonus pour le concert du 27 ; avant de quitter définitivement la scène, les neuf garçons se sont alignés pour se faire arroser par les jets d'eau. Siwon et Eunhyuk en auront profité pour faire du fan service ensemble et Leeteuk aura offert son T-shirt en le jetant dans la fosse. Sous les acclamations incessantes du public, Super Junior ainsi que les danseurs et les membres du Staff ont salué le stade avant de se retirer en coulisses, le sourire aux lèvres.

    Au final, on peut dire que ces deux derniers concerts ont parfaitement clôturé la première tournée mondiale de Super Junior. Et encore, les mots sont assez durs à trouver pour décrire les nombreuses émotions et les grands moments par lesquels nous sommes passés durant ces deux soirées. Quatre heures de spectacle, de surprises et d'euphorie. Super Junior a une fois de plus prouvé qu'il était le Roi de l'Hallyu et le plus grand boysband de Corée du sud. On attend déjà avec impatience le lancement du Super Show 5 avec des titres inédits à travers lesquels Super Junior transmettra de nouveau sa joie et sa bonne humeur.



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  • LIVE REPORT : D le 1er mai 2012 au Divan du Monde (Paris)

    30 Sep 2012, 13:23

    Mar. 1 mai – D

    D - EU Tour 2012 : Dying Message - Divan du Monde (Paris)

    Le message alarmant de D au Divan du Monde.


    Le Divan du Monde est un peu devenu aujourd'hui le principal lieu de rendez-vous des groupes de visual kei venant se produire dans la capitale française. C'est le cas de D qui, ce 1er mai 2012, a à nouveau investi cette salle pour son deuxième concert Parisien à l'occasion de sa tournée intitulée Dying Message. Il faut dire que la disposition et le décor de la salle s'associe plutôt bien à l'univers de la formation. Après avoir joué pour la première fois à Marseille et à Toulouse, D revenait à Paris pour la troisième et dernière date française. Presque autant de fans ont fait le déplacement par rapport au concert de l'an passé, certains arborant un look extravagant et sortant du lot, inspiré du mouvement visual kei ou encore de l'univers de D.

    Les portes ouvrent aux environs de 19h30 et en entrant, le public a l'honneur de découvrir cinq chaises disposées sur la scène. Torpedo Productions, organisateur de l'événement et toujours pleins de bonnes idées, n'a hélas pas prévu de séance de dédicaces cette année mais pour toujours satisfaire au mieux les fans, a planifié une session Questions/Réponses avec le groupe juste avant le concert sans oublier une petite photo en prime.
    Pendant une quinzaine de minutes, les cinq membres de D profitent donc d'un tête a tête avec les fans pendant lesquelles diverses questions leur sont posées, que ce soit à propos de leur musique, de leur avenir ou encore pour leur demander de faire "Nya". On retiendra également la demande en mariage d'un (oui, un !) fan, adressée à Hiroki.

    Il ne faut ensuite pas attendre longtemps avant que l'intro retentisse pour démarrer le concert. Hiroki, Tsunehito, HIDE-ZOU, Ruiza et ASAGI entrent chacun leur tour, montant sur la plate-forme disposée au milieu de la scène pour prendre le temps de saluer le public.

    Clin d'oeil au live donné en 2011 ou simplement parce que ce titre est celui qui offre une ouverture frénétique ; c'est sans grande surprise que Yami Yori Kurai Doukoku no Acappella Jounetsu no Aria débute lorsque qu'ASAGI déclare "My dear rose, you are all of me, in this world...". Le concert démarre au quart de tour, D ne perd pas de temps et plonge le public dans une ambiance survoltée.

    Costumes extravagants avec roses, froufrous et dentelles, présence et approches régulières vers les premiers rangs... D s'impose par son visuel renversant, son jeu de scène et par la force de ses morceaux mélangeant rock mélodieux et métal et parfois portés vers la musique traditionnelle, le tout accompagné par la voix harmonieuse d'ASAGI. Un groupe qui prend pleinement plaisir à jouer et à faire découvrir ou redécouvrir son univers. Cependant, il est dommage que le public ne soit pas plus réceptif. Même si certains concerts intimistes dans des petites salles s'apprécient plus, ce soir la fosse du Divan du Monde est loin d'être bien remplie. D'autant plus que les personnes souhaitant éviter la chaleur et la compression en restant au fond se contentent d'admirer le spectacle sans se manifester alors que seuls les quatre premiers rangs enchaînent les headbang. Cet auditoire divisé en deux fait que l'ambiance générale n'est pas toujours au rendez-vous bien que le show soit en majorité apprécié de tous.

    Cela ne réduit pas la qualité de la performance du groupe qui joue avec toujours plus d'entrain. ASAGI n'hésite pas à s'armer d'accessoires supplémentaires pour donner plus de vie aux chansons. Exemple pour Hana Madoi où le chanteur se présente avec un fouet à la main pour frapper le sol ou bien Huang di ~yami ni umareta mukui~ pendant laquelle il agite vigoureusement son éventail. Véritable maître des ténèbres ou vampire intrigant, le chanteur agite sa cape tout en lançant des regards profonds à travers ses lentilles de couleur rouge sang et en pointant le public du doigt. Ses compères en font autant, s'approchant du bord de la scène pour enchaîner les solos et échangeant leur place pour aller à la rencontre du maximum de fans.

    Une grande tradition dans un concert de D est bien entendu Night-ship "D" qui ne manque à aucune set list. ASAGI prend possession de ses deux drapeaux rouges et noirs et demande aux fans si ils possèdent les leurs. Et c'est parti pour la danse ! Ceux qui étaient présents au concert de l'an dernier ne semblent pas avoir oublié les gestes et reproduisent sans faute la chorégraphie du chanteur. Un grand moment de convivialité qui fait toujours plaisir à voir.

    Les fans ont eu l'honneur de voter pour les chansons qu'ils souhaitaient entendre. Par conséquent, la set list retrace le parcours du groupe depuis ses débuts. Comme le laisse penser le nom de la tournée, le groupe en profite pour faire découvrir son nouveau titre, Dying Message, dont le single sortira à la fin du mois. Une première écoute qui laisse bonne impression avec un rythme entraînant et fougueux. On peut aussi retenir le passage de Torikago Goten ~L'Oiseau Bleu~. Les premières notes au piano sous des jeux de lumière bleutée amènent une atmosphère à la fois paisible et pesante. Plus encore lorsque la lourdeur des guitares et de la basse se marie à la voix d'ASAGI qui continue de lancer des regards hypnotiques.

    D reprend vite un rythme plus accéléré et plus mordant avec 7th Rose et Guardian pour mettre fin à cette première partie de soirée avant que les membres quittent la scène.
    Le groupe revient rapidement pour un court rappel puisqu'il ne se compose que de Dearest You. Cette chanson clôture divinement le show, bien que le choix d'y placer Guardian aurait été plus judicieux. Cela dit, il est frustrant que ce soit la seule de jouée en cette fin de soirée. Même si les fans auraient désiré un rappel plus long, ceux-ci acclament le groupe et brandissent un message où on peut lire en japonais "Dômo Arigatô" (Merci beaucoup). Touchés par ce geste, les membres remercient le public avec le sourire et par des poignées de main et des lancers de médiators et de baguettes.

    Un concert sans grande surprise ou révélation par rapport a la tournée de 2011 mais tout de même un concert de qualité pour le groupe qu'est D. Les personnes qui ont pu assister a la tournée précédente savaient plus ou moins à quoi s'attendre. Le groupe a été très bon encore une fois, prouvant ses talents et qu'il pouvait offrir un concert grandiose sans éprouver le besoin d'utiliser d'effets pyrotechniques pour impressionner son public. Tout ça en étant proche et à l'écoute de ses fans, même si il aurait été plus appréciable que ceux-ci soient plus pris dans le feu de l'action, du moins pour certains.



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  • LIVE REPORT : L'Arc~en~Ciel le 14 avril 2012 au Zénith (Paris)

    30 Sep 2012, 13:12

    Sam 14 avr. – L'Arc~en~Ciel - 20th L'Anniversary WORLD TOUR 2012 Live in Paris

    L'Arc~en~Ciel - World Tour 2012 : 20th L'Anniversary - Le Zénith (Paris)

    Un arc en ciel est apparu dans l'enceinte du Zénith.


    Doit-on vraiment vous présenter L'Arc~en~Ciel ? Ce groupe qui au bout de vingt années de carrière est vu comme l'un des plus populaires et mythiques de la scène pop-rock nippone. Avec plus d'une dizaine d'albums, des tubes qui ont donné vie à de nombreux génériques d'animes, des mélodies accrocheuses écrites pour la plupart de la main de Hyde et composées par le bassiste Tetsu, devenu récemment Tetsuya, L'Arc~en~Ciel est aujourd'hui un groupe reconnu pour son aisance et son style qui fascine autant les plus jeunes que les plus âgés.

    Après une pause d'un an durant laquelle chaque membre s'est concentré sur ses autres activités, Hyde, Ken, Tetsuya et Yukihiro ont reformé L'Arc~en~Ciel en 2010 avant de reprendre les concerts à partir de 2011. Un retour sur scène pour marquer les 20 ans de la formation.

    Pour fêter dignement cet événement, le groupe s'est donc embarqué dans une tournée mondiale. Ce 14 avril 2012, c'est à Paris que L'Arc~en~Ciel effectue une escale. On se rappelle encore du spectacle exceptionnel donné en 2008 au Zénith, salle symbolique où le groupe se produira de nouveau ce soir. La question qui se pose alors est de savoir si le quatuor a décidé de mettre autant le paquet pour son vingtième anniversaire.

    Malgré la venue de nombreux étrangers incluant même des japonais(es), la salle s'est limitée à la configuration moyenne, les gradins du fond étant cachés par des rideaux. Cette réduction de superficie donne l'impression que la salle est quasi comble et les personnes les plus éloignées pourront par conséquent bien profiter du spectacle. Les fans présents ont pensé à tout l'attirail pour vivre un bon concert. Le stand de goodies ayant eu l'idée de vendre des bâtons lumineux ou encore des serviettes à l'effigie de la tournée, beaucoup patientent dans la salle avec l'un de ces objets en main.

    Le calme se brise, les lumières s'éteignent, et seuls les bâtons lumineux aux couleurs de l'arc en ciel (ou L'Arc~en~ciel, comme vous préférez) illuminent la salle pendant qu'une longue vidéo introductive démarre sur l'écran panoramique situé à l'arrière de la scène et sur les deux écrans géants de part et d'autre de celle-ci. Les membres de L'Arc~en~Ciel entrent alors en piste sous les acclamations et hurlements du public pour démarrer avec Ibara no Namida.

    Dès lors le groupe montre ce qu'il vaut. Présence et communication ; chaque membre joue avec brio et plaisir. Yukihiro frappe énergiquement sur sa batterie tandis que Ken et Tetsuya échangent régulièrement leurs places tout en dévoilant un jeu de scène efficace avec des riffs et des solos maîtrisés, le guitariste accompagnant sa performance de petites grimaces hilarantes. Hyde ne manque pas d'occasion pour nous faire son petit déhanché sensuel. Véritable bête de scène, le chanteur pousse sur ses cordes vocales pour en sortir des notes impeccables, proches de la perfection, tout en lançant des regards profonds et en pointant du doigt les premiers rangs. Hyde possède toujours un aussi grand charisme et il n'hésite pas à en faire bon usage.

    Un show assuré qui arrive même à faire face aux soucis techniques imprévus. Avant de démarrer HONEY, Hyde semble rencontrer des difficultés au niveau des réglages de sa guitare, un problème vite surmonté par une improvisation de la part de ses compères le temps que la chanson puisse débuter. Comme quoi, L'Arc~en~Ciel est un bien un groupe qui possède des années d'expérience derrière lui.

    La set list est sans grande surprise étant donné que les fans ont eu le choix de celle-ci. Elle reste tout de même plaisante et bien agencée, avec autant de grands classiques que des titres tirés du dernier album en date. Toutefois, on ne peut s'empêcher de regretter l'absence de certaines chansons incontournables qui avaient été jouées lors du concert de 2008 (ah, DAYBREAK'S BELL...). Le public, comprenant plusieurs générations, a plutôt du mal à se mettre dans le bain au début du set, composé des chansons les plus récentes comme CHASE et X X X qui font pourtant leur effet en live (peut-être que la plupart espérait qu'elles soient chantées en japonais et non en anglais). Il faut attendre un petit retour dans le passé avec REVELATION ou encore le combo SEVENTH HEAVEN, Driver's High, STAY AWAY et READY STEADY GO pour voir des fans plus enthousiastes qui se mettent à sauter tout en fredonnant les paroles. Ils ne restent pas non plus indifférents devant l'interprétation splendide de MY HEART DRAWS A DREAM, introduite par le solo à la guitare de Ken qui a de quoi en faire frissonner plus d'un(e), ou encore avec le passage de Jojoushi pendant laquelle la formation s'est rassemblée autour de la batterie de Yukihiro.

    Du côté de la mise en scène, on ne retrouve certes pas le décor d'il y a quatre ans, mais les trois écrans géants et les jeux de lumière de haut niveau viennent combler ce manque, sans oublier le lâcher de cotillons au début de SEVENTH HEAVEN, la présence d'une boule à facettes pour Anata et la pluie de plumes pendant Niji. La performance du groupe est également de qualité, les musiciens n'ayant plus rien à prouver et n'hésitant pas à dévoiler en plus leur sens de l'humour. Pendant son MC, Ken présente les cadeaux qu'il a ramené pour Hyde, comprenant des chamallows avec lesquelles il fait immédiatement référence à que ce que le chanteur possède entre les jambes, en plus de petites Tour Eiffel contenant des bonbons et du cognac. Il sort ensuite un bout de papier où un message en français avait été préparé. L'artiste insiste beaucoup sur les "r", lui donnant un air hébété mais amusant. Tetsuya fait aussi beaucoup rire le public en s'armant d'un panier rempli de bananes et de sucettes. "Vous voulez manger ma banane ? Vous voulez sucer... Ma sucette ?" demande-t-il avec le sourire. Reste à savoir si ses bananes qui ont finit dans la fosse ont été réellement mangées. Yukihiro n'osera rien dire de la soirée mais gratifiera les fans d'un solo à la batterie rempli de punch et de tempérament. Quant à Hyde, il se contentera de dire à plusieurs occasions, "Vous voulez nous voir ?", "Are you ready ?".

    Le groupe termine son set sur l'énergique READY STEADY GO et se retire une première fois. Alors que tout le monde rappelle le groupe, une nouvelle vidéo démarre sur les écrans, représentant une foule effectuant une ola. Un mouvement que beaucoup reproduisent en synchronisation avec ces personnages virtuels. Cet entracte laisse place à une version karaoke de Anata. Les paroles en romaji du refrain s'affichent afin que les moins calés puissent les retenir. Les fans se retrouvent tous à chanter à l'unisson lorsque que les quatre membres reviennent sur scène. L'osmose est grande, L'Arc~en~Ciel et son public chantant alors ensemble dans une atmosphère paisible et magique.

    Avant de clôturer le show, Hyde adresse ses deniers mots aux fans. "J'ai envie de vous voir. Vous pouvez nous attendre ?". C'est ensuite Niji qui met parfaitement fin au spectacle. Une vague d'émotion traverse toute la salle tandis que les fans brandissent tous en même temps un message où l'on peut lire "WE LOVE YOU L'Arc~en~Ciel" devant lequel les membres sont touchés. Après distribution des médiators (ainsi que des bananes et des sucettes de Tetsuya), les membres de L'Arc~en~Ciel saluent et remercient une dernière fois le public, des étoiles pleins les yeux.

    Ce fut donc un très bon concert, tout aussi surprenant et féerique que celui tenu en 2008, réunissant des fans de tout âge. L'Arc~en~Ciel a une fois de plus charmé le public Européen. Il est même regrettable que la salle n'ait pas été remplie jusqu'au dernier siège quand on constate la qualité du spectacle. Même si le son évolue, le show est toujours aussi prenant et spectaculaire avec quelques surprises à la clé. On attend déjà avec impatience le retour de L'Arc~en~Ciel dans nos contrées, en espérant qu'il ne faudra pas réellement attendre les 30 ans du groupe pour un prochain concert.



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  • LIVE REPORT : Super Junior le 6 avril 2012 au Zénith (Paris)

    30 Sep 2012, 12:53

    Ven. 6 avr. – SUPER JUNIOR WORLD TOUR "SUPER SHOW 4"

    Super Junior - World Tour Super Show 4 - Le Zénith (Paris)

    The last men standing !


    Super Show, on peut facilement dire que c'est un concert qui porte bien son nom, et encore, le mot "concert" est faible ! Super Junior, le boysband qui avait impressionné l'Europe lors du SMTOWN à Paris était de retour en France pour y donner son Super Show 4. La date parisienne est la première parmi les villes hors-Asie et la seule d'Europe à bénéficier d'un tel spectacle et c'est encore le Zénith qui a l'honneur d'accueillir les neuf membres du groupe : Leeteuk, Yesung, Shindong, Eunhyuk, Siwon, Donghae, Sungmin, Ryeowook et Kyuhyun (sachant que Heechul, qui avait été présent en juin dernier, a rejoint l'armée depuis le mois de septembre).

    Malgré l'engouement autour de ce grand événement K-Pop qui était très attendu depuis plusieurs mois, le sold out n'a malheureusement pas été atteint comme l'avait connu SMTOWN. Une chose que l'on peut facilement expliquer par l'annonce du concert tombée trop tard (soit précisément un mois avant) et par des prix excessifs pour toutes les catégories qui ont freiné de nombreux provinciaux, obligés d'abandonner l'idée d'être de la partie. Cela dit, il y a beaucoup plus de places vendues que invendues. En effet, les fans se font nombreux aux portes du Zénith et ce depuis la veille et peut-être même plus. E.L.F fidèles, amateurs et accompagnateurs, adultes et ados. Si certains n'habitant pas la région Parisienne n'ont pas pu faire le déplacement, beaucoup d'étrangers venant d'Espagne, d'Italie, d'Allemagne, de Russie et même du Canada ont saisi cette opportunité.

    Les portes ouvrent à l'approche des 19 heures et c'est dans la vitesse et la précipitation que la foule pénètre dans la salle. La fosse et les gradins se remplissent assez vite. En effet, pas de passage par le stand de goodies car il semblerait qu'il n'y en ai malheureusement aucun pour cette grande occasion. Même si S.M.Entertainment n'a pas investi à ce niveau-là, la scène, elle, n'a pas été montée au hasard. Trois écrans géants, une avant-scène qui sépare la fosse en deux... Et la suite, on le découvrira pendant le spectacle. Bien que le Zénith soit une salle beaucoup plus petite que celles où le groupe s'est produit en Asie, il va sans dire que la mise en scène semble s'être adaptée à sa superficie et devrait donc permettre de vivre un show pour le moins exceptionnel. Du côté du public, on a pensé à tous les équipements nécessaires et indispensables : lightsticks, bâtons et bracelets lumineux, pancartes, éventails et même drapeaux qui confirment que les nationalités sont nombreuses ce soir.

    Les E.L.F ne tardent pas à montrer leur impatience en poussant les premiers cris et appels en l'honneur du groupe et en démarrant une ola. Une ola vite interrompue par l'extinction des lumières dévoilant un océan bleu saphir, couleur officielle de Super Junior, grâce aux lightsticks qui s'agitent déjà avec enthousiasme. Démarre alors une longue vidéo introductive montrant les membres de Super Junior sous l'eau, avec des ailes, donnant l'allure d'anges descendus du ciel. Neuf anges qui se tiendront enfin sur scène dans quelques instants. Même si les neuf chanteurs ne sont pour l'instant visible que sur écran géant, les fans n'hésitent pas à hurler lorsqu'elles voient un passage avec leur membre préféré.

    "Kyeolguk Super Junior ! The last man standing !" Ce sont les mots qui marquent le coup d'envoi du Super Show 4 à Paris. Avec des lumières et des animations rouges flamboyantes, les Super Junior se dressent enfin sur la scène du Zénith, comme venu des profondeurs, et SUPERMAN, l'un des titres phares du dernier album, démarre.

    Le show est bel est bien lancé. Est-ce un rêve ? Non, il s'agit bien de la réalité. Le Super Show 4 à Paris débute enfin ! Une vague d'émotions traverse la marrée bleu saphir produite par les lightsticks. Le Zénith entier est désormais debout. Les basses et le rythme de la chanson font vibrer les murs et les "Bam Bam" se font entendre des quatre coins de la salle pendant que le boysband chante et danse sur une plate-forme mobile qui les amène au centre de la fosse. Une entrée réussie qui réserve de nombreuses surprises par la suite.

    Pour cette première partie du show, le groupe reste sur le prolongement de la scène pour chanter Opera avant d'être ramené sur la scène principale pour poursuivre avec les classiques TWINS (Knock out) et A Man In Love. Les chansons sont dignement bien interprétées (même si certains passages sont chantés en playback) avec des chorégraphies carrées et travaillées montrant la maîtrise en danse des neuf garçons.

    Comme tout Super Show qui se respecte, les différentes parties du live, souvent tournées vers un thème précis, sont entrecoupées de petits entractes animés par des mini-films, sous-titrés ici en français, amenant la piste suivante. C'est après un premier entracte que le groupe réapparait sur scène pour interpréter une version rock de Bonamana qui fait bondir tous la fosse et les gradins et qui montre des Super Junior au meilleur de leur forme, courant et sautillant dans tous les coins de la scène. Le concert bat déjà son pleins, l'ambiance est survoltée et autant les fans que les artistes se déchaînent à pleine puissance.

    Une énergie qui ne fanera pas de tout le spectacle. Super Junior est un boysband connu pour transmettre sa bonne humeur et son énergie en un couplet et en quelques pas de danse. C'est prouvé. A chaque chanson, les membres poussent sur leurs cordes vocales et enchaînent les pas et les acrobaties. Ils se montrent proches de leurs fans avec des sourires ravageurs et en faisant des signes de la main à plusieurs reprises, allant jusqu'à faire hurler plus d'une hystérique en effectuant du fan-service. Ils en profitent également pour s'offrir un tête-à-tête avec le public le temps de se présenter et de dire quelques mots en français. "Vous m'avez manqué." déclare Donghae, "Si vous m'aimez, criez !" lance Eunhyuk. Des mots qui font hurler de plus belle les demoiselles. Kyuhyun ressort sa phrase mythique que personne n'a oublié depuis SMTOWN : "Vous voulez boire un verre avec moi ?" et autant dire que les Gamers (nom donné aux fans de Kyuhyun) volontaires sont toujours aussi nombreuses ! Quant à Ryeowook, il fredonne un passage des Champs Elysées, à croire que cette chanson est symbolique pour les artistes étrangers qui viennent en France. Plus tard dans la soirée, Siwon et Eunhyuk décideront de partir à la recherche de leurs "épouses" : deux chanceuses auront l'opportunité de monter sur scène et de serrer dans leurs bras les deux garçons et de se dresser aux côtés du groupe.

    Les Super Junior ne manquent pas non plus d'occasion pour amuser la galerie. Les membres n'hésitent pas à se déguiser ou à se présenter sur scène dans des accoutrements plus ou moins saugrenus. On retient les costumes de personnages de films ou de célébrités pendant Good Friends et Pajama Party, ainsi que les salopettes et les nœuds papillons pour DoReMi. A l'inverse, des tenues plus tendances et plus sophistiquées ont aussi été choisies, notamment pour les titres Mr.Simple et Don't Don où les Super Junior arborent des vêtements lumineux et scintillants.

    Certains membres ont aussi leur propre heure de gloire en bénéficiant d'une prestation solo avec, pour une partie, des titres repris d'artistes américains et parfois accompagnées de jolies danseuses. One in a million de Ne-Yo pour Sungmin, Move Like Jagger de Maroon 5 pour Ryeowook, Isn't she lonely de Stevie Wonder pour Kyuhyun qui dévoile en plus ses talents au piano et à l'harmonica. La performance du maknae reste assez comique avec une vidéo montrant sont fort intérieur en train de l'inciter à chanter des morceaux plus vifs. Siwon, égal à lui-même, s'oriente vers une piste basée sur le thème de la religion, mais pleine de vie. Quant à Yesung et Leeteuk, c'est une ballade mielleuse qu'ils interprètent chacun avec émotions, le leader introduisant son solo en jouant de la trompette et du piano avant de s'aventurer dans la fosse pour offrir des roses aux chanceuses se situant à proximité. Eunhyuk se présente comme étant Zinedine Zidane, Christophe Mae ou encore Mona Lisa avant de chanter What's My Name et autant dire que le public sait comment il s'appelle réellement. "Say my Name !" "Lee Hyukjae !" Le jeune homme accompagne sa chanson d'une chorégraphie montrant qu'il est bien l'un des meilleurs danseurs de la formation.

    Pour ce Super Show Parisien, Super Junior a choisi les meilleurs titres de son répertoire musical, mais aussi de son dernier album, Mr.Simple, avec en partie la récente A-CHA. Ce morceau mélangeant pop et éléctro-dance était parmi les plus attendus et les E.L.F se sont montré(e)s plus enthousiastes que jamais. Entre les fanchants et les cris, la tension est montée en flèche. Le Zénith se retrouve également submergé par l'émotion lorsque les garçons interprètent avec charme des ballades comme Lovely Day ou encore Storm sous une pluie de pétales.

    Bien sur la mise en scène joue aussi un rôle important. Il va sans dire que S.M.Entertainment a une fois de plus pensé à tout. Entre les nombreuses allées dans les gradins pour serrer les mains des fans, les décors recherchés et magiques grâce aux animations sur les écrans géants et aux jeux de lumière dynamiques rendant chaque piste plus intense, sans oublier les fumigènes ainsi que les lâchers de ballons bleu et de cotillons pendant Our Love, le public n'est pas au bout de ses surprises ! Que ce soit en fosse ou en gradins, on peut profiter pleinement du spectacle.

    Mais ce qui fait que le Super Show est un concert à part entière, c'est l'enthousiasme inépuisable dont fait part le public. Il n'y a pas que le groupe qui mène le spectacle, il y aussi leurs fans, les E.L.F. Comme pour les performances en Asie, elles (et ils ?) ont pensé à tout et ont mis en place de nombreux projets malgré le peu de temps accordé pour s'y préparer. De la vague de lightsticks blancs pendant le solo de Leeteuk aux pancartes avec écrit "On vous aime Super Junior" en français, anglais et coréen pendant Our Love, les nombreux drapeaux des pays présents que Donghae en particulier se fait un plaisir de brandir, il y a tout pour surprendre les neufs garçons. Sans oublier les traditionnels fanchants ou aucune chanson n'est épargnée. Cette union plonge le concert dans une ambiance unique, euphorique et chaleureuse.

    Le boysband profite de plus d'une nouvelle pause au milieu du concert pour laisser la scène à ses invitées, Dana et Sunday, du groupe The Grace. A défaut de constater l'absence des deux membres de session, Henry et Zhoumi, entraînant la déception de nombreux fans, mais aussi celle des f(x) pour la chanson Oops!!, les deux jeunes femmes gratifient le public d'une performance convaincante avec One More Chance. Elles adressent également quelques mots pour inciter la foule à continuer à encourager le boysband avant que Donghae et Eunhyuk reviennent sur scène pour interpréter leur titre funky, Oppa Oppa, qui fait à nouveau danser le Zénith entier.

    Une soirée comme cela pourrait ne pas avoir de fin. Et pourtant l'heure des au revoir se rapproche de plus en plus. Après avoir chanté l'énergique Dancing Out dans une ambiance toujours aussi festive, les Super Junior saluent le public et quittent la scène.
    Les incontournables Sorry Sorry et Miracle sont les titres qui constituent le rappel de ce gigantesque show. Chaque Super Junior remercie ensuite les fans pendant que ces derniers brandissent une dernière fois leur pancarte "On vous aime Super Junior" devant lesquelles les garçons sont touchés, en particulier Leeteuk qui éclate en sanglot. L'émotion est plus forte que jamais, artistes et E.L.F ne souhaitant pas voir la fin imminente de la soirée. Les Super Junior s'avancent aux bords des quatres coins de la scène pour saluer une dernière fois le public avant de le quitter, les larmes aux yeux, sous les notes de Destiny.

    Il y a quelques années, on n'aurait jamais imaginé qu'un tel concert pouvait avoir lieu. Et pourtant, ce rêve de nombreux E.L.F est aujourd'hui devenu réalité. Ce Super Show 4 marque peut-être le début d'une série de concerts d'artistes et groupes coréens en solo. Tout ça en espérant que l'organisation soit moins désordonnée. Le sold out non réalisée empêchant le boysband d'investir le Zénith une seconde fois le 7 avril, s'explique sans doute par une annonce faite bien trop tard. Ce Super Show aurait certainement attiré plus de monde si la date avait été dévoilée plus tôt. Même si le live a été légèrement raccourci par rapport aux shows tenus en Asie, même si il a rassemblé moins de fans qu'en Asie, même si la capacité de la salle était moins importante, pour un Super Show 4 et un premier concert de Super Junior à Paris sans ses camarades du SMTOWN, c'était un "super concert", et bien plus encore. Pendant près que 3h30 de spectacle, Super Junior a ému, impressionné, fait rêver l'Europe. Une mise en scène adaptée au Zénith, des costumes tantôt tendances tantôt dérisoires, des Super Junior heureux, en forme et très proches du public... Le seul point négatif à retenir reste l'absence regrettable de Henry et Zhoumi, empêchant les Super Junior M de performer ensemble. Nous n'aurions pas été contre entendre la version live de Perfection ou encore la célèbre Super Girl. Cela dit, il y avait cependant tout pour satisfaire les E.L.F européen(ne)s qui sont ressorti(e)s heureux et heureuses et qui sont déjà impatient(e)s de pouvoir retrouver leur groupe préféré sur scène pour un Super Show 5, en espérant que ce désir puisse devenir une réalité.



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  • LIVE REPORT : Megaromania le 16 mars 2012 à la Scène Bastille (Paris)

    30 Sep 2012, 12:28

    Ven. 16 mars – The Birth Of Creation Tour - Europe 2012

    Megaromania - European Tour - La Scène Bastille (Paris)

    Un concert intimiste, mais surtout endiablé !


    Ce 16 mars 2012, la Scène Bastille de Paris s'apprête à accueillir pour la première fois le groupe de visual kei Megaromania, date qui représente le coup d'envoi de sa tournée européenne qui passe par la France, l'Allemagne et les Pays-Bas. Une petite tournée où se rassemblent, concernant la date parisienne, une petite communauté de fans. Par conséquent, la salle se remplit rapidement, malgré le retard engendré par des soucis de timing et d'organisation.

    Environ une trentaine de personnes patientent. 30 personnes, certes, mais 30 personnes qui se montreront réceptives ; des fans. La petite scène, sans éléments particuliers, laissent apercevoir les instruments déjà installés, et bien que celle-ci soit basse, même les personnes les plus éloignées pourront avoir une vue agréable. Quand les cinq membres, Yushi, Hyoga, Chikage, Misery et Sui, entrent chacun leur tour en scène, ils sont accueillis par des hurlements avant de démarrer avec AURORA-destinies of world-.

    Immédiatement le groupe met son public dans l'ambiance avec des titres aux sonorités métal. Le chanteur headbangue énergiquement et le public ne tarde pas à suivre le mouvement. Bien qu'ils soient peu innovants et typiques du style visual kei, les morceaux de la formation possèdent la force de faire bouger et hurler la foule. La présence du groupe y est également pour quelque chose. Gestes gracieux et regards profonds, surtout de la part de Sui et Misery, les cinq musiciens offre une performance étonnante.

    Une performance pas toujours agréable à regarder et ce sont bien là les principaux défauts de ce concert. Il y a d'abord la superficie de la scène peu avantageuse pour le groupe composé de cinq membres. Mais il y a surtout l'éclairage et les jeux de lumières qui laissent à désirer. Misery passe la majeure partie du temps à jouer dans l'ombre contrairement au chanteur qui est lui trop éclairé. Un point négatif assez primordial quand le visuel du groupe est assez important et original.

    Malgré cela, le groupe fait preuve de beaucoup d'enthousiasme et profitent de plusieurs MC pour discuter avec les fans, et aussi pour les chauffer encore plus. Sui pousse dès qu'il en a l'occasion des "Calling me ! Calling us !". Les membres n'hésitent pas à échanger leur place et à s'approcher des premiers rangs sans craindre le contact physique, au contraire ! C'est régulièrement que Sui, Misery, Chikage et Hyoga viennent se pencher sur la première rangée de fans. Enfin le chanteur s'offre un moment de gloire en se lançant dans un solo acapella pendant Reincarnation qui montre un bonne maîtrise de ses capacités vocales même si quelques fausses notes réussissent à se faire entendre.

    Concernant la set list, qui n'a heureusement pas été raccourcie malgré les retards occasionnés, se compose d'une quinzaine de chansons, avec des anciennes et des plus récentes et dont une partie figure aussi sur The Birth of Creation, CD vendu uniquement à l'occasion de la tournée. Une set list rythmée avec des titres lourds qui mettent les fans en transe. Mais c'est surtout pendant Sabbath et APOCALYPSE que le groupe fait régner l'orage et la tempête avant de quitter la scène, laissant le public à genoux.

    Fatigue ou manque de motivation ; les fans ne semblent pas vouloir rappeler le groupe aussitôt à part quelques uns qui poussent des "encore". Si bien que le staff vient rapidement se présenter sur scène pour demander au public s'il souhaite réellement un rappel. Le public se réveille finalement et rappelle de vive voix le groupe qui ne tarde pas à revenir.

    C'est pendant le rappel, composé de Oath-cross of eternity- et THE END OF VENGEANCE que l'ambiance monte d'un cran jusqu'à atteindre son apogée. Megaromania possède encore de l'énergie à revendre et n'hésite pas à se donner à fond plus que jamais. Les titres sont rallongés pour l'occasion et la fosse s'enflamme une dernière fois. Le groupe y invite même quelques personnes volontaires à monter à leurs cotés sur scène. Une partie de plaisir qui touche malheureusement à sa fin, bien que musiciens et fans auraient aimé que cela dure un peu plus longtemps. C'est sur de nombreux remerciements et poignées de mains que le groupe salue son public avant de quitter définitivement la scène.

    Un très bon concert dont on peut ressortir agréablement surpris si on ne connaissait pas encore le groupe avant de le découvrir sur scène. Megaromania s'est facilement adapté aux conditions pas toujours favorables du live et a pu offrir une performance remarquable. Par ce show, Megaromania a prouvé qu'il ne fallait pas forcément attirer la foule pour offrir une bonne performance. Les cinq membres étaient présents et proches des fans qui, bien que peu nombreux, se sont montrés réceptifs et énergiques. Un concert intimiste où une ambiance endiablée a régné du début à la fin. Un concert qui prouve que le visual kei peut encore faire des étincelles.



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  • LIVE REPORT : Satsuki & Kaya le 25 février 2012 au Divan du Monde (Paris)

    30 Sep 2012, 12:13

    Sam 25 fév. – Satsuki & Kaya - Coupling Tour in Europe 2012

    Satsuki x Kaya - Coupling Tour in Europe - Divan du Monde (Paris)

    Entre mélancolie et frénésie, Kaya et Satsuki ont enchanté Paris.


    Deux ambiances, deux univers, deux artistes ; ce 25 février 2012, le Divan du Monde a eu l'honneur d'accueillir Satsuki, ex-chanteur de RENTRER EN SOI qui a débuté sa carrière solo en 2009, et Kaya, qui a entre autres fait parti du duo électro Schwarz Stein, pour un concert captivant organisé à l'occasion de leur coupling tour en Europe. Un concert parisien que l'on peut considérer comme intimiste, puisque la fosse ne se retrouve remplie qu'au 3/4 à peine.

    Le concert débute vers 20h et c'est Kaya qui se charge d'ouvrir le bal. Dans une splendide robe noire rappelant le style gothic lolita, il s'empare de la scène comme une princesse et démarre avec Kaleidoscope. Étant donné qu'il n'est pas accompagné de musiciens, la scène est tout à lui et il n'hésite pas à utiliser chaque mètre carré en effectuant des va-et-vient sur celle-ci. Danse, gestes gracieux, regards profonds et expressifs. Le chanteur incarne un personnage semblable a une poupée ou parfois même une sorcière lorsqu'un rire machiavélique se fait entendre. La scène ne possède pas de décor hors du commun mais la présence de bougies et d'une rose accrochée autour du pied de micro vient apporter une touche d'harmonie à l'univers de Kaya.

    Pendant une quarantaine de minutes, les titres comme Ophelia, Silvery Dark, Kasha, Transmigration nous font passer d'une atmosphère mélangée entre darkwave et musique traditionnelle à une ambiance plus électro. L'artiste s'offre en plus un entracte de quelques minutes le temps de se changer et de revenir vêtu d'une somptueuse robe à fleurs caché derrière une ombrelle, ce passage reliant la partie mélancolique et la partie électronique du show.

    L'artiste en profite également pour adresser quelques mots, certains en français. "Est-ce que tu m'aimes ?", demande-t-il a plusieurs reprises. Proche de la fosse, c'est aussi régulièrement qu'il s'approche des premiers rangs pour embrasser quelques mains ou encore lécher quelques doigts pendant Rose Jail. Dommage cependant que le public ne cherche pas plus à rentrer dans son jeu.
    Un show théâtral entièrement assuré par sa simple personne. Et c'est sur une marche lente et silencieuse que l'artiste quitte la scène sur la sweet version de Chocolat.

    Une courte pause s'impose le temps de régler les instruments des musiciens qui accompagneront Satsuki sur scène. Les membres de session entrent d'abord en scène, Masatoshi qui débarque comme une flèche avant de rejoindre sa batterie, suivi d'Ena et Reeno, avant de laisser la place au deuxième roi de la soirée. Satsuki vient apporter la touche rock pour cette seconde partie de soirée en débutant par ROMANCE, SYMPATHY et INNOCENT. Lui et les membres de session se montrent aussi très proches du public. Les musiciens chauffent la foule tandis que le chanteur lui tend son micro pour l'inciter à l'accompagner.

    Il n'y a pas que cette présence et cette proximité qui ne laissent pas indifférent. Satsuki, c'est avant tout, une voix : une voix hors du commun, une des plus prodigieuses du milieu visual kei. Il nous le prouve avec Veil of MARIA qui est renversante en live ! La tension qui était à son apogée a alors légèrement diminué, plongeant la salle dans un calme presque imperturbable, les fans totalement charmés par cette interprétation qui, une fois terminée, est couronnée d'applaudissements. Dans la même lignée, Ryuushi ni toketenagareru namida to memai no sou ni ranhanshasuru saisei no koe amène aussi une vague d'émotions.

    Satsuki réserve également quelques petites surprises en interprétant INSIDE et FATE, ses deux nouvelles chansons dont la sortie est prévue quelques jours plus tard. S'ajoute pour bien terminer la performance, NVN, une chanson qui jusqu'à maintenant ne figure sur aucun CD de l'artiste et qui est donc jouée en live uniquement. C'est pendant celle-ci que Satsuki incite les fans à se lever une nouvelle fois et à sauter.

    Pour le rappel les deux artistes décident de revenir ensemble. Satsuki apparaît d'abord en compagnie de son groupe, suivi par Kaya, dans une luxueuse robe blanche et portant un bouquet de roses offert par des fans. A deux, ils interprètent une nouvelle fois ROMANCE suivi de Glitter Arch. Ils remercient une ultime fois le public pour son accueil et sa complicité en le saluant et en allant serrer quelques mains avant de quitter la scène.

    Entre mélancolie et frénésie, Kaya et Satsuki ont livré chacun un concert fascinant et entraînant. Un show qui aura fait voyager les français dans différents univers, avec quelques surprises à la clé. Les artistes ont fait preuve de beaucoup d'enthousiasme et de vitalité. Kaya a montré qu'il avait un bon sens de la mise en scène et qu'il était capable d'assurer le spectacle à lui tout seul. Satsuki a prouvé une fois de plus qu'il était un chanteur hors-norme et a su mettre l'ambiance en compagnie de ses musiciens. Autant pour l'un que pour l'autre, les fans ont été conquis et les amateurs séduits par les prestations. Bien que le Divan du Monde n'ait pas affiché "sold out", l'ambiance était là, même si le public s'est montré plus réceptif lors du passage de Satsuki. On espère avoir très vite l'occasion de revoir les deux chanteurs, que ce soit pour une tournée en one-man ou pour un nouveau coupling.



    A retrouver sur Parasite Scene !
  • LIVE REPORT : INORAN le 16 septembre 2012 à Paris Manga (Paris)

    30 Sep 2012, 11:53

    Dim. 16 sept. – INORAN "Seven Samurais" EUROPEAN TOUR 2012

    INORAN - Paris Manga 14 - Parc des Expositions (Paris)

    La performance triomphante du musicien samouraï.


    INORAN en tournée européenne pour son Seven samurais. Les fans de l'artiste lui-même et de LUNA SEA, dont il est le guitariste, pouvaient se réjouir. Une date en Autriche, deux dates en Allemagne, et malgré la logique, non ce n'était pas trois dates en France qui nous attendaient, mais plutôt un passage à la 14ème édition de Paris Manga. Pauvres français que nous sommes devront donc nous contenter d'un showcase d'environ une heure.

    Car on le sait, au bout de plusieurs éditions, un concert à Paris Manga c'est : une scène restreinte et basse, pas de salle isolée (quelle joie d'écouter INORAN chanter avec en fond des musiques de DDR ou de Just Dance 4), un son mal réglé, beaucoup de soucis techniques... Mais, Dieu merci, INORAN est là pour faire passer cette mauvaise pilule et il arrivera plutôt bien à masquer les bruits gênants aux alentours !

    Dès son entrée en scène, le public est comme séduit par le charisme impressionnant qu'il dégage. INORAN a opté pour un look décontracté ; T-shirt et jean troué, ce qui ne le rend pas moins classe, au contraire ! INORAN livre un show purement rock, avec une énergie débordante et une présence sensationnelle. Au son de smoke, Selfless ou encore Hide and Seek, l'artiste fait vibrer les cordes de sa guitare avec hargne tout en chantant avec mordant. Ses musiciens sont là pour apporter encore plus de turbulence au spectacle et c'est avec complicité qu'INORAN se joint à eux pour des petits solos renversants. Il leur laisse d'ailleurs la scène pendant quelques minutes le temps pour eux d'offrir un solo mettant en avant leurs talents.

    Mais voilà, il ne faut pas oublier que nous sommes à Paris Manga et un concert comme celui-là ne serait pas un concert Made in Paris Manga s'il n'y avait pas eu... des problèmes techniques ! Et ceux-ci se sont avérés plutôt nombreux, le staff intervenant régulièrement sur les instruments. Fort heureusement, ils n'ont pas pour autant gâchés la qualité du spectacle. Au fil des minutes qui passent, le musicien impressionne, se déchaîne en sautant et headbangant. Il s'avère être une véritable pile électrique dont l'énergie ne faiblit pas. On aurait même peur que ses pieds s’emmêlent dans les nombreux câbles électriques étalés sur scène (merci au membre du staff qui a pensé à lui éviter la chute).

    De son côté, le public adore ! Entre les hurlements, les applaudissements, les sauts et les headbang, l'auditoire entre dans une ambiance de folie. Celle-ci est d'autant plus conviviale lorsqu'INORAN adresse quelques mots aux fans et les incite à taper dans leurs mains en rythme.

    A l'approche de la fin, INORAN annonce, à la frustration des fans, la dernière chanson. Mais pas n'importe laquelle. Le musicien commence par demander en anglais : "Connaissez-vous LUNA SEA ? La dernière chanson sera une chanson de LUNA SEA !" Pour terminer en beauté, l'artiste décide donc de reprendre Tonight, chanson du dit groupe auquel il appartient. Et même si INORAN oublie quelques paroles de cette chanson, qui seront pardonnées par un petit sourire gêné, l'interprétation est extra et clôture magnifiquement le show ! C'est sous un tonnerre d'applaudissements qu'INORAN et ses musiciens s'alignent ensemble pour saluer et remercier le public pour son enthousiasme.

    Très bon live en conclusion, qui aura su conquérir et transporter le public. C'est sans complexe et avec le sourire que INORAN a interprété ses meilleurs titres, ne cherchant guère à se soucier des inconvénients des lieux. Hélas, la même réflexion ressort : dommage que l'endroit désigné pour ce concert était Paris Manga. Sans nul doute qu'il aurait été encore plus stupéfiant dans une vraie salle, surtout pour un artiste comme INORAN. Espérons tout de même que ce petit passage à Paris puisse convaincre l'artiste de revenir très vite, avec ou sans LUNA SEA.



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  • LIVE REPORT : May'n le 8 septembre 2012 au Divan du Monde (Paris)

    30 Sep 2012, 11:42

    Sam 8 sept. – WORLD TOUR 2012 「ROCK YOUR BEATS」

    May'n - World Tour 2012 : ROCK YOUR BEATS - Divan du Monde (Paris)

    May'n fait battre le coeur de Paris dans un rythme pop-rock !


    Du haut de ses 22 ans, la jeune May'n a déjà parcouru du chemin. Depuis ses débuts en 2005, la jeune fille a sorti trois albums ainsi qu'une dizaine de singles et maxi-singles et a prêté sa voix au personnage de Sheryl Nome dans Macross Frontier, ce qui l'a propulsé sous le feu des projecteurs. La scène musicale ne lui est donc plus totalement inconnue. Cette fois, après son passage à Japan Expo en 2011, la chanteuse pop franchissait les frontières du Japon pour une première tournée mondiale, passant par les Etats-Unis, la Chine et l'Europe. Ce 8 septembre, May'n faisait une escale au Divan du Monde de Paris pour jouer devant ses fans français.

    Le Divan du Monde est dorénavant le principal endroit où viennent se produire les artistes japonais, y compris les grandes stars de J-Pop comme May'n. Si la chanteuse remplit facilement un Budokan au Japon, pour son premier concert en France, on a préféré voir petit et en effet, seule la fosse du Divan du Monde est comblée ce soir. La J-Pop n'est peut-être plus aujourd'hui aussi populaire que sa rivale la K-Pop, mais garde malgré tout son réseau de fans fidèles, qu'ils soient français ou japonais. Enfin, qui dit Divan du Monde, dit petite scène. Il y a tout juste la place pour les instruments des membres de session et pour la chanteuse. A l'arrière est brandie une grande banderole rappelant le nom de la tournée : ROCK YOUR BEATS. Du côté du stand de goodies, seront proposés serviettes, T-shirt, badges, lightsticks, bracelet avec des prix allant de 5 à 50€, ce qui n'attirera pas grande foule.

    20 heures sonne et sous une musique d'intro, les musiciens font leur apparition. Un guitariste, un bassiste, un claviériste et un batteur accompagneront donc l'artiste. La vedette finit par entrer à son tour sous les acclamations des fans qui agitent vivement leurs bâtons lumineux. Avec le sourire, May'n entame le show avec HEAT of the moment.
    Le nom de la tournée pourrait être un synonyme de l'ambiance générale du concert. Avec des morceaux pop-rock dynamiques et des beats électroniques, la performance déborde d'énergie avec une May'n au meilleur de sa forme. La chanteuse nous invite même à être "rock" quand elle annonce : "Are you ready to rock ? Rock your beats !".

    Contrairement à ce que l'on voit avec de nombreux groupes d'idols, qui représentent une bonne partie de la musique J-Pop, May'n a l'avantage d'offrir un show avec plus de punch et une attitude "mature". Pas de petit jupons et de chorégraphies enfantines. L'artiste sait comment régaler le public avec une bonne présence scénique et en enchaînant les gestes gracieux et les sourires. De son côté, la fosse est dynamique. Les fans sont fidèles à leur idole et l'accompagnent pendant quelques refrains. Certains rajoutent une petite chorégraphie avec les lightsticks quand ce n'est pas May'n qui incite à le faire.

    May'n est proche de son public et elle n'hésite pas à le montrer en se confiant beaucoup à lui. Avant d'introduire certaines chansons, la chanteuse raconte, en anglais, l'histoire qui se cache derrière celles-ci. Comme la ballade WE ARE qui, d'après May'n, a été composée grâce à l'amour que lui porte ses fans. Et WE ARE ne sera que le début d'une série, jugée trop longue, de ballades. Des ballades renversantes et apaisantes, certes, mais un peu anesthésiantes si on compare aux titres joués au début du concert. C'est un des défauts que l'on retient. La set list n'est pas parfaitement équilibrée.

    L'autre point négatif ; la mise en scène, qui manque de charme. Mais il faut admettre que le Divan du Monde n'est pas la meilleure salle adaptée pour ce genre d'artiste. Les jeux de lumières sont simples et sont souvent tournés vers les mêmes tons bleutés. Le son paraît aussi parfois fort aux oreilles de certains, surtout quand on monte dans les aigus, et May'n a le défaut d'avoir une voix qui peut être assez stridente à cette fréquence.

    Au bout d'une heure, May'n quitte la scène, laissant ses musiciens le temps d'un solo énergique avec de temps en temps, la voix de May'n résonnant en fond des "rock your beats" pour continuer à chauffer la foule pendant son absence temporaire. Ce petit entracte typique des concerts de J-Pop laisse à nouveau place à May'n dans une nouvelle tenue ; un joli ensemble blanc et argenté. Une changement de tenue synonyme de changement d'ambiance avec des titres plus tournés vers l'électro-pop.

    Le concert se poursuit alors avec toujours cette même complicité entre May'n et son pubilc. La chanteuse profite encore de quelques pauses pour communiquer. Les tubes s'enchaînenent, faisant le bonheur de l'auditoire. May'n incite toujours plus le public à chanter et danser. Pendant Get it on, l'artiste se munit de sa towel, mais hélàs, peu de fans en ont sous la main, ou n'ont pu s'en procurer au stand de goodies. Il faut savoir qu'au Japon, les fans viennent tous munis de leur towel à l'effigie de l'artiste, puisque pendant au moins une chanson, ils sont sûr de l'utiliser en les faisant tourner au-dessus de leur tête. Dommage que les fans français n'y aient pas pensé. Après ce dernier moment de folie, May'n annonce la dernière chanson, Diamond Crevasse, une ballade reposante pour terminer le concert en douceur au bout d'une heure trente.

    La foule rappelle avec ferveur l'artiste, des voix masculines se faisant entendre en majorité. May'n revient finalement sur scène pour interpréter trois dernières chansons énergiques, incluant Chase the world. C'est le poing levé que May'n clôture le show en remerciant une fois de plus le public. Pour montrer une ultime fois son amour pour ses fans, l'artiste a tenu à ce que la fosse soit éclairée pour qu'elle puisse voir le visage ravis de chacun d'eux et ainsi leur adresser un dernier au revoir.

    May'n a offert ce soir dans la joie et la humeur une performance vivante malgré une set list mal équilibrée. Trop de ballades se sont un peu enchaînées vers le milieu du concert, le rendant un peu mou. Malgré cela, l'artiste s'est montrée très présente et très proche de son public, prouvant qu'elle ne venait pas en Europe pour seulement donner quelques concerts, mais bien pour rencontrer ses fans étrangers et passer un moment convivial avec eux. Après le concert, les personnes en possession d'un ticket VIP ont pu bénéficier d'une rencontre avec l'artiste, soulignant là encore la proximité entre May'n et ses "buin" (部員), comme elle les surnomme.



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