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  • DUC - Pierre-Alain Goualch Trio - Les Dernieres Nouvelles du Jazz

    3 Ene 2008, 21:25

    JJJJ Pierre-Alain Goualch – « Duc »

    Cristal Records / Abeille Musique 2007

    Ouiiii ! Merci !! Mon dieu, merci d’avoir créé deux oreilles pour entendre ça. Superbe trio, dans la tradition sur le papier, mais catégoriquement actuel en l’écoutant. Pierre-Alain Goualch, pianiste toulonnais à la notoriété établie maintenant, s’est entouré de Darryl Hall et de Rémi Vignolo pour enregistrer un moment inoubliable dans l’ancienne enceinte du club Duc des Lombards. Darryl et Rémi ? Ça fait 2 bassistes me direz-vous. Nous voici reparti dans une autre expérimentation sans tambour ni trompette ? Non ! Chut ! Dites le discrètement autour de vous : Rémi est batteur ! Rémi Vignolo, le monstre du moment, le contrebassiste surnommé « homme qui as 30 concerts par mois » (de source sure !). Excellent aux cotés de Bojan Z en trio, c’est derrière la batterie qu’il donne la réplique cette fois à son collègue de cordes, le non moins fameux Darryl Hall. Le choix des morceaux est d’une remarquable sensibilité en matière de réadaptation des standards bien de chez nous. Requiem pour un con, Les Feuilles Mortes, Le Poinçonneur des Lilas, Pierre Alain Goualch les magnifient, à sa façon, en déstructurant, reformulant, triturant mélodies et rythmes. Mais ce n’est pas tout, nous avons même droit en supplément à une fantastique version de « You And The Night And The Music ». Le son général du groupe est à la fois blues, explosif, imaginatif, teinté d’un swing frivole, entrecoupé de grooves majestueux. Une recherche artistique et intensive dans le club le plus réputé de Paris. Une quête incessante de la note, la phrase, l’intonation parfaite, chaque fois pressé d’entamer la suivante, passionnément et avec hargne. Attention, Jazz is not dead les enfants. Tel un Uri Caine, Goualch le prouve par la virtuosité pleine de finesse, mais aussi sculptée dans la roche, alliée à la poésie permanente de ses deux compères. L’interaction entre eux est surprenante à chaque coin de chorus, renversante d’ingéniosité. Bousculant les clichés, c’est manifestement une vraie démonstration que nous offre Rémi Vignolo à la batterie. Huit titres d’une ferveur étonnante, généreuse et réellement racée, en matière de Jazz. Vivement la suite de sa carrière de batteur, quand on repense à Jorge Rossy qui s’est mis au piano (!). Un mot quand même sur le désign choisi de la pochette illustrée. On y aperçoit la représentation quasi-identique des musiciens en personnages de jeu video imaginaire, il doit certainement s’agir du jeu des « Sims » ou quelque chose du même genre. Un style d’humour que l’on adore, seulement si on ne déteste pas. Mais le risque est là, heureusement. Ces jazzmen prennent tous les risques avec un grand talent, dans tous les domaines. Chapeau bas messieurs ! Encore !! - Tristan Loriaut
  • DUC - Pierre-Alain Goualch Trio - JazzMan Nov 2007 (France)

    3 Ene 2008, 21:18


    PIERRE-ALAIN GOUALCH
    Duc
    Pierre-Alain Goualch (p), Darryl Hall (cb), Remi Vignolo (dm).

    *** Provocant
    Le moins que l’on puisse dire, c’est que lorsque l’on réunit dans un club parisien le pianiste Pierre-Alain Goualch, le contrebassiste Darryl Hall et le non moins contrebassiste Remi Vignolo – passant pour l’occasion avec brio à la batterie – il ne faut pas s’attendre à passer une soirée de tout repos. Car assurément il y a de la graine de mauvais garçons chez ces trois là. Des démolisseurs-constructeurs ! Du métal dont on fait les jazzmen que nous aimons. Des musiciens sans scrupules, qui s’attaquent pêle-mêle aux thèmes les plus classiques du répertoire (Love for Sale rebaptisé Not For Sale, Les Feuilles Mortes) jusqu’aux chansons de Gainsbourg pour en faire, avec cette immense liberté que le jazz permet et un satané sens de l’improvisation, une totale réinterprétation. Il y a du Jason Moran dans cet esprit-là et chez Remi Vignolo, du volubile et du frémissant. Si l’on ajoute Darryl Hall en embuscade et toujours exceptionnel, on trouve un trio inattendu autant qu’espéré. Politiquement incorrect. Et c’est bien ce qui nous plaît.
    Jean-Marc Gelin
    1CD Cristal Records CRCD 0711 – Distribué par Abeille Musique.
  • DUC - Pierre-Alain Goualch Trio - JazzMag Oct 2007 (France)

    3 Oct 2007, 22:06

    Jazz Magazine Octobre 2007 – Disques du Mois

    PIERRE-ALAIN GOUALCH

    Duc

    1 CD Cristal Records / Abeille Musique

    Sept disques en dix ans et pas une seule faute de gout. A chaque fois un projet spécial, une idée originale. On se souvient entre autres d' « Exploring the Music of Serge Gainsbourg » (Night Bird Music, le label de Jean-Jacques Pussiau). Pierre-Alain Goualch est un pianiste d'expérience(s), un leader discret et respecté, un sideman éclectique recherché. Son piano est tout entier au service de la musique. Avec ses deux compères, il forme un trio tranquillement moderne, taillé pour l'aventure. Captés live au Duc des Lombards de Paris, ils explorent avec gourmandise et justesse de ton tel grand standard américain (You And The Night And The Music), telle chanson française vintage élevée à son tour au rang de standard (Les Feuilles Mortes), deux classiques du grand Serge (Requiem pour un con, tout en exquise lenteur, Le Poinçonneur des Lilas, déstructuré avec amour) et Quatre originaux d'excellente facture (mention à Not For Sale, qui flirte de façon ludique et malicieuse avec le célèbre Love For Sale). Darryl Hall distille avec élégance son impressionnant savoir jouer, et Remi Vignolo le batteur passerait pour un « simple » surdoué s'il ne faisait pas passer, lui aussi, la musique avant toute chose : cela dit, passer des quatre cordes graves aux baguettes avec un tel naturel a tout de même de quoi laisser pantois…

    Matthieu Devert

    >Pierre-Alain Goualch (p), Darryl Hall (b), Rémi Vignolo (dm).
  • Eric's Soul

    22 May 2007, 8:17



    Eric Legnini etait de passage à Nancy ce Week End. Il était entouré de mes amis Mathias Allamane et Franck Agulhon (une rythmique admirable qui fonctionne à merveille avec son univers).


    La première fois que j'ai entendu Eric c'était sur France Musique il y a plus de 15 ans. J'avais environ 17 ans et lui guère plus et il m'avait déjà fasciné. Fluidité, sans de la construction, amour du beau caractérisaient déjà son jeu.
    Depuis plusieurs années le fait d'avoir beaucoup d'amis communs nous à amené à nous rencontrer à maintes reprises.


    J'aime autant vous le dire, parfois il y a de gros décalages entre un artiste et son travail mais pour Eric ce n'est pas du tout le cas: Si vous entendez dans son album ou dans ses concerts de la générosité mais aussi une certaine pudeur, de la délicatesse mais aussi une grande force, des prises de risques mais aussi un encrage dans l'histoire des musiques afro américaines c'est tout simplement parce qu'Eric est exactement comme ça. Un gentleman qui inspire le respect mais aussi un petit garçon au sourire coquin.


    Le succès de son album est une bonne nouvelle, celle qu'il est possible de toucher un large public sans en faire des tonnes, sans jamais aller vers la facilité qui fait qu'une grande partie des spectateurs viennent souvent inconsciemment "voir" des concerts de Jazz plus que les écouter, mais juste en restant soi-même.
  • Pierre de Bethmann - Complexe

    22 May 2007, 8:15



    A la manière des avertissements apposés sur les albums de rap au langage « cru », le choix du titre de cet album pourrait sonner comme une mise en garde : Attention cet album contient une musique complexe.

    La complexité n'est pas à la mode mais à l'écoute de votre musique
    l'avertissement approprié serait plutôt :

    « Attention cette album contient de la sincérité, de l'énergie pure, de l'émotion, de l'intelligence. »

    Ces éléments sont la base d'une formule chimique à la puissance mésestimée, capable de dissoudre tous les préjugés.



    La complexité est un paramètre très dangereux car elle peut rendre le discours froid, prétentieux, occulte…
    Mais seul le talent et la générosité à fortes doses peuvent la mettre au service des valeurs profondes qui rendent la musique universelle.



    Merci Mike, David, Vincent et Franck car en mettant au service de la musique de Pierre votre talent et votre générosité sans les économiser vous aidez à préserver la pureté et la simplicité de son message. Car si la forme peut paraître complexe le fond lui est limpide et c'est évidemment l'essentiel .
  • Genese du projet

    28 Abr 2007, 11:06

    S'approprier des matériaux sonores bruts glanés dans la nature, les villes, comme on sculpte du bois pour lui donner sa forme.
    Ordonner ces sons dans une respiration universelle pour créer des paysages sonores et rythmiques. Voir large et se nourrir de sa culture (, , , ,...) pour intensifier le propos.
    "Recycling The Future" propose de nouvelles directions pour les musiques électroniques en les nourissant d'écriture, d'improvisation (instruments à vents, cordes, cuivres,...) et dessine les contours d'un futur pour le jazz et la musique au sens large.
    Onze morceaux qui personnifient dès aujourd'hui ce que demain pourrait être, L'union libre de l'homme et de la machine, d'un harmonica et d'un sampler, d'un arrangement et d'une programmation, d'un quatuor à cordes et d'un pulsation hypnotique.
    Ce projet est issu de la colaboration entre Daniel Yvinec et Pierre-Alain Goualch et a vu la participation de Yvinek (b, g, hbt, p, bruits, jouets, trains, avions, voitures, respiration…), Pierre-Alain Goualch (p, elp, prog, idées stimulantes…), Stéphane Guillaume (bcl, cl, ss, bugle, afl, esprit ouvert…), Eric seva (ss), Olivier Ker Ourio (hca), Christian Lechevretel (tp), Mederic Bourgue (cello), Wilfried Brana (prog)